Hermine d'Europe (Mustela erminea)

Présentation

Mustela erminea est mince et souple comme la belette, à qui elle ressemble beaucoup. Elle s’en distingue par sa taille plus grande, sa queue proportionnellement plus longue et toujours noire au bout, et par une ligne de démarcation nette entre le brun-roux du dessus et le blanc du dessous. La longueur totale du corps est, pour le mâle, de 16 à 31cm, avec une queue de 6 à 12cm pour la queue. Le poids d’un mâle varie de 130 à 445 g et celui de la femelle de 130 à 280 g.

Son pelage est, en été, brun foncé dessus et blanchâtre dessous. En hiver, l'animal, comme le lièvre variable et le lagopède alpin, adopte une livrée entièrement blanche à l'exception de l'extrémité de sa queue qui reste noire. Vers la mi-mars l'hermine commence sa mue pour retrouver sa couleur d'été juste avant la saison des amours.

 

Pelage d'hiver de l'hermine

 

L'hermine se rencontre toute l'année essentiellement en zone de montagne (Alpes notamment) au dessus de 1 000 mètres en altitude ce qui la protège naturellement. Ce n'est donc pas une espèce en voie d'extinction, d'autant plus que le manteau en fourrure d'hermine n'est plus à la mode et que les magistrats français ont depuis longtemps accepté de troquer leur célèbre peau d'hermine pour une peau de lapin teinte en blanc. Elle vient le soir sur le balcon des chalets.

 

 

Régime alimentaire

La nourriture de Mustela erminea est toujours présente dans son milieu de vie car sa nourriture y est toujours abondante. Elle se nourrit essentiellement de petits rongeurs, plus rarement d’oiseaux, de grenouilles, ou d’insectes, mais elle ne dédaigne pas si l'occasion s'en présente d'inscrire à son menu un lapin. Elle mange aussi des lézards, fruits et escargots. Elle est active principalement la nuit. L'hermine est cependant attirée par les refuges, les chalets d'alpage et de façon générale tous les endroits fréquentées par les hommes car elle sait qu'elle pourra, avec un peu de chance, y trouver quelque nourriture.

 

Hermine se nourrisant d'un oeuf

 

Reproduction

 

La période des amours pour les hermines a lieu au printemps, avant la mue de l'été qui va lui faire perdre sa livrée hivernale. C'est aussi à cette époque qu'elles peuvent être observées le plus facilement car elles ont tendance à oublier alors les principes de sécurité les plus évidents vis à vis de leurs propres prédateurs.

 

Contrairement à la belette, l’hermine n’a qu’une seule portée par an, de 4 à 12 jeunes. La moyenne est de l’ordre de 8, mais on a déjà enregistré 18 nouveau-nés. Les accouplements ont lieu au printemps (mai-juin), et les jeunes femelles sont en chaleur durant les semaines qui suivent leur naissance. Le mâle peut les féconder alors qu’elles sont encore au nid. Du fait de l’implantation différée, la gestation ne commence que 7 à 12 mois plus tard et dure 20 à 28 jours. La femelle possède 8 tétines. Les petits sont sevrés à 5 semaines et s'émancipent à 3 mois. La femelle s’occupe seule des jeunes et leur apporte des proies.

 

 

L’hermine et l’Homme

 

La disparition des haies dans le bocage à cause de l’Homme qui les arrache pour agrandir les champs par exemple entraine la disparition de certaines espèces de souris qui constituent le festin de l'hermine. Ainsi, la disparition des haies fait disparaître l'hermine qui ne peut plus se nourrir des souris.

 

Les hermines furent introduites en Nouvelle-Zélande à la fin du XIXème siècle pour faire le ménage parmi les populations de souris qui infestaient alors le territoire. Aujourd'hui, les hermines sont abondantes dans les forêts de hêtres de Nouvelle Zélande où les populations de souris sauvages constituent une bonne partie de leur alimentation.

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